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Mouvement HLM : les voeux pour 2009 de son (nouveau) Président

vendredi 23 janvier 2009

Le mois de janvier présente, pour un certain nombre de professionnels, un risque d’accroissement des taux de glycémie et de cholestérol... C’est que les cérémonies de voeux se succèdent, se chevauchent et conduisent, au delà des risques d’alcoolémie, à devoir choisir "où aller", par qui être vu et dans quelle compagnie...

Ces occasions de tester sa capacité à se saisir d’une coupe de liquide pale et pétillant en passant son bras à travers un "pack" digne de celui d’une équipe de rugby professionnelle peuvent parfois être utiles pour croiser de vieilles connaissances et remettre à jour tel ou tel trombinoscope...

Il faut bien constater que les discours prononcés ne révèlent en général rien de bien neuf et que la collection d’enfilage de lieux communs et de banalités pourrait alimenter une bibliothèque entière, certainement.

Bref, l’exercice est convenu, tant pour les invités que pour les organisations et institutions invitantes !

Malgré ces réserves, il nous est apparu qu’il pouvait ne pas être totalement inutile de publier les notes prises par notre envoyé spécial Rue Lord Byron à cette occasion. Il a écouté attentivement le discours de Thierry Repentin, tout neuf président de l’USH, lors de ses voeux présentés mercredi 21 janvier "à la presse et aux partenaires", et vous livre ci-dessous ce qu’il en a retenu.


Ceux qui s’attendaient à une rupture après le long règne de son prédécesseur, le socialiste tout comme lui Michel Delebarre, ceux là donc en sont pour l’heure pour leurs frais ! La forme et la tonalité du discours donnaient clairement dans le consensuel et la continuité...

Fallait-il un oeil attentif pour remarquer qu’à ses côtés, muets mais présents, figuraient les représentants des deux familles principales (les ex SA d’HLM et les Offices) tout en observant qu’était absente la présidente de la fédération des Coop HLM, la candidate malheureuse au même poste qui "sur le papier" comme disent les pronostiqueurs sportifs, pouvait se voir à la place de T. Repentin à la tête de l’USH ?

Marie Noëlle Lienemann donc n’était pas là, ne fut pas citée mais sa "famille", les Coop HLM qui produisent du logement en accession sociale fut citée avec insistance comme une composante importante du Mouvement HLM. Ce fut dit et curieusement d’une manière presque Sarkosyenne quand on sait combien "une France de propriétaires" est un des credo présidentiels...
Pas de révolution : les 5 familles sont « légitimes ».

Une annonce tout de même : le souhait de promouvoir des « Etats généraux du logement » , qui pourraient s’inscrire dans un cadre de « grande cause nationale »... laquelle annonce semble être très professionnellement relayée par un service de communication emmené par une toute nouvelle direction.

Une confirmation, avec cette nouvelle direction, de ce que la communication du Mouvement semble être une priorité de son président : des mots aimables à l’égard de la presse, une valorisation de son rôle...

Et aussi, à plusieurs reprises, T. Repentin a souligné sa position de parlementaire pour évoquer sans trop de précision une possible redéfinition des rapports de la famille HLM avec l’Etat... et le parlement. Si ce n’est pas qu’un effet de style politique, là pourrait résider la nouveauté de cette présidence.

Un discours assez politique donc : on parle de l’Europe pour faire remarquer que 2009 est une année de renouvellement du parlement.

Le seul coup de griffe un peu vif fut adressé aux promoteurs immobiliers - « ce n’est pas que la crise des subprimes qui les conduit à tous ces programmes plantés » observe justement Thierry Repentin - mais le hasard faisant bien les choses, le principal destinataire de cette remarque (le président de la fédération des promoteurs-constructeurs, Jean-François Gabilla) est arrivé très en retard, au moins 3 minutes après le discours !

La seule légère critique (auto) adressée à l’Union - « une organisation efficace » - portait sur les possibilités d’amélioration du dialogue avec les locataires... « un rendez-vous manqué ». C’est dit avec le sourire, mais c’est dit !

Enfin, à la réflexion, on peut noter aussi un glissement sémantique probablement pas involontaire : les termes « logement abordable » furent prononcés à plusieurs reprises...

Au commencement était le verbe ! (non ?)