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jeunes urbanistes et accès au concours d’ingénieur territorial

lundi 23 mars 2009

Communiqué de presse de la SFU (Société française des urbanistes)
reproduit du blog de D. Musslin .


L’accès des jeunes urbanistes
au concours d’ingénieur territorial devient problématique

De nombreux jeunes diplômés d’instituts d’urbanisme ont été destinataires de
courriers émanant de délégations régionales du CNFPT, leur indiquant que leur cursus
universitaire ne leur permettait pas d’être candidat au concours d’ingénieur territorial,
option urbanisme.

Même si ce fait semble encore circonscrit à quelques délégations, nous y avons été
d’autant plus attentifs que les premières assises pour l’insertion des jeunes urbanistes
(organisées par la SFU le 11 décembre 2008 en partenariat avec le réseau de l’Institut
d’Urbanisme de Paris et l’Université de Paris IV Sorbonne), ont fait état du sérieux
retournement de conjoncture sur le marché de l’emploi dans le secteur de
l’urbanisme.

Il serait pour le moins curieux que les collectivités territoriales (et notamment les
communes et leurs intercommunalités), ayant la charge d’élaborer les politiques
publiques locales de l’urbanisme soient contraintes de se passer des compétences et
de l’expertise des diplômés de l’enseignement supérieur en urbanisme, dont les
qualités sont déjà pleinement reconnues au sein de la Fonction publique territoriale.

A l’heure du Grenelle de l’Environnement, qui fait de l’urbanisme durable un grand
chantier national, cela serait d’autant plus regrettable.
La Société Française des Urbanistes a pu constater que la saisine de la Commission
d’équivalence des diplômes (commission mise en place auprès du CNFPT), par des
jeunes titulaires d’un master émanant d’instituts d’urbanisme, avait fortement
augmenté, passant de 20 à 100 par mois !

Le caractère scientifique ou technique de
certains diplômes d’urbanistes ne semblerait pas avéré et amène donc à la
multiplication d’avis sur dossier, voire d’auditions !

Pour que cet accès et la présence d’urbanistes soient préservés au sein des
collectivités, la Société Française des Urbanistes, après avoir pris l’attache de
l’APERAU organisme qui fédère les instituts d’urbanisme, demande à ce que le CNFPT
prenne trois mesures :
- A court terme, et en attendant cette clarification indispensable, permettre aux
jeunes diplômés de disposer, dans le cadre du courrier de refus qui leur est
adressé, des informations nécessaires à la saisine de la Commission
d’équivalence de diplômes du CNFPT. Le formulaire type n’est en effet guère
explicite.
- Assurer par le truchement des services du CNFPT la diffusion de cette
information auprès de la communauté universitaire, de façon à ce que les
jeunes diplômés puissent anticiper les demandes de pièces complémentaires.
- A moyen terme, veiller à ce que les formations d’urbanistes délivrant un titre
reconnu comme scientifique ou technique par la Commission d’équivalence des
diplômes puissent être clairement identifiés par les étudiants et qu’un processus
de validation soit rapidement mis en place sur la base des acquis déjà établis.

La Société Française des Urbanistes a adressé un courrier en ce sens à Monsieur
André ROSSINOT, Président du CNFPT, qui assure par ailleurs des responsabilités au
sein de plusieurs organismes concernés par l’urbanisme.